Archives départementales du Val-de-Marne
Val-de-Marne
1880-1945

1880-1945

1880-1945

De la Belle époque aux prémices de la "grande accélération"

La période 1880-1945 correspond à la Seconde Révolution industrielle entre 1880 et 1910, fondée sur l’électricité, le pétrole et la voiture, et ses suites. Elle pose les bases de la « grande accélération » de la seconde moitié du XXe siècle au cours de laquelle les impacts des activités humaines sur l’environnement et le climat ont fortement augmenté.

De 50 000 habitants en 1840, la population du Val-de-Marne est multipliée par 6 entre 1840 et 1880 puis par 20 entre 1880 et 1936 pour atteindre 685 000 habitants. Les 2/3 de ceux-ci vivent en ville. Cet accroissement est lié à l’attractivité de Paris que le territoire contribue à décongestionner.

Sa production industrielle s’intensifie, notamment pendant la Première Guerre mondiale, lorsque le territoire est transformé en véritable arsenal. Sa haute productivité se maintient jusqu’en 1939.

Au début du XXe siècle, la vitesse des trajets s’accélère grâce à l’abandon de la traction animale (5-6 km/h) au profi t de la vapeur (20 km/h) ou de l’électricité (30 km/h).

Les échanges entre le Val-de- Marne et Paris, entre l’agglomération parisienne et les régions plus éloignées, augmentent en fréquence et en tonnage. L’unification du marché alimentaire national, dont Paris est le centre, met en concurrence le Val-de-Marne avec des régions agricoles prospères plus éloignées de la capitale. Ainsi les vergers de Fontenay-sous-Bois et Nogent-sur-Marne souffrent de l’arrivée des fruits du sud, d’Espagne, d’Italie ou encore d’Algérie à partir de 1880. Les vignes val-de-marnaises pâtissent de celle des vins du midi.

En outre elles ne se relèvent pas des maladies sévissant au XIXe siècle, comme l’oïdium et le phylloxéra. La culture de la vigne, symbole de l’autonomie rurale du Val-de-Marne, associée aux guinguettes, voit ainsi sa vigueur disparaître à la fin du XIXe siècle. La dernière vigne de Villeneuve-le-Roi est récoltée en 1928.

Les premières migrations pendulaires témoignant de l’éloignement entre lieu d’habitation et de travail apparaissent avec les premiers trains de banlieue à la fin du siècle. La ligne Vincennes-Bastille compte 12 millions de voyageurs par an à la fin du XIXe siècle.


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