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Hôpital Henri-Mondor : vues extérieures (mai 1968 - novembre 1969). AD94, 33FI Créteil 72

Inauguration du CHU Henri Mondor à Créteil

02/12/1969

L'hôpital Henri-Mondor, du nom du cèlèbre chirurgien membre de l'Académie français, est édifié à Créteil sur des terrains issus de dons faits au XVe siècle à l'Hôtel-Dieu. Il appartient à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Edifié à Créteil sur des terrains issus de dons faits au XVe siècle à l'Hôtel-Dieu, l’hôpital Henri Mondor appartient à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Etendue sur 12 ha, il est déjà considéré à son ouverture comme l’un des plus grands hôpitaux à vocation universitaire construits en France. Avec l'hôpital intercommunal de Créteil et l'hôpital Albert-Chenevier, ouvert respectivement en 1937 et 1952, il étoffe et complète l’offre déjà existante de la nouvelle cité préfecture du département. Associé également à l’établissement intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, inauguré en janvier 1971, et à l’hôpital Emile Roux situé à Limeil Brévannes, Henri Mondor forme la plaque centrale de la faculté de médecine de Créteil.

 

Un site moderne ancré dans la ville de Créteil

Repérable de loin dans l’espace par son bâtiment principal de 15 étages, l’hôpital Henri Mondor s’inscrit dans la lignée des « hôpitaux-bloc » de la première moitié du XXème siècle. L’ensemble conçus par les architectes Jean-Maurice Lafon et Jacques-Henri Riedberger répond aux principes de la réforme des études médicales et de la politique générale d’humanisation de l’hospitalisation. Fonctionnel et agréable sont les maitres mots de cette conception architecturale dont le hall d’accueil résume assez bien l’état d’esprit : salon de coiffure, fleuriste, bureau de poste, kiosque à journaux, cafétéria y ont leurs places. En septembre 1973, c’est l’accessibilité du site qui est renforcé par l’ouverture de la station de métro Créteil-l’Échat.

Conçu initialement pour accueillir 1.350 lits, dont notamment 740 en médecine et 450 en chirurgie, l’hôpital compte 579 lits la première année de fonctionnement. Bien qu’il n’en accueillera jamais plus de 950, l’établissement représente la principale capacité d’accueil du département. Il répond lors de sa conception à un déséquilibre hospitalier majeur entre la capitale et sa banlieue, notamment sur les zones en voies d’urbanisation : au terme d’une année de fonctionnement, 80% des malades viennent de la région parisienne et 48% du Val-de-Marne, allégeant du même coup la charge pesant sur les hôpitaux existants.

 

Un hôpital qui innove et se développe en permanence

155 millions de francs ont été nécessaires à la construction de cet établissement, dont 138 pour la partie hospitalière. L’Etat en est le principal financeur à hauteur de 40%, devant la ville de Paris (30%) et la Sécurité sociale (30%). La réalisation des locaux d’enseignements intégrés et des unités de recherche de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a été couverte intégralement par les ministères de l’Education nationale et des Affaires sociales. Le département du Val-de-Marne a quant à lui participé à hauteur de 15% aux frais du matériel d’équipement qui s’élèvent à près de 40 millions de francs.

Loin d’être une structure figée sur ces acquis, l’hôpital Henri Mondor n’a jamais cessé de se développer et d’innover durant ces cinquante premières années d’existante. On y retrouve les principes fort de la réforme hospitalo-universitaire initié par Robert Debré en 1958 qui vise à faire de l’hôpital un lieu unique de soins, d’enseignement et de recherche. L’hôpital abrite ainsi des laboratoires de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En 1974, l’établissement accueille le SAMU 94, créé en 1972 par le professeur Pierre Hugenard, persécuteur de la médecine d’urgence. Ensuite les innovations médicales, chirurgicales et technologiques s’enchainent : 1er unité de réanimation en dermatologie au monde, 1er cœur artificiel implanté en 1991, 1er greffe du visage en 2010…  Suivent également des travaux d’aménagements des espaces intérieurs et extérieurs, et l’acquisition de matériel de pointe faisant de l’hôpital Henri Mondor un établissement résolument tourné vers l’avenir.


 

Hôpital Henri-Mondor : vues extérieures (mai 1968 - novembre 1969). AD94, 33FI Créteil 73Hôpital Henri-Mondor : vues intérieures [1969-1970]. AD94, 33FI 87

Sources :

Archives départementales du Val-de-Marne 

  • BR 1362 : "L'hôpital Henri Mondor", supplément de l'Institut technique du bâtiment et des travaux publics, mai 1969. 
  • BR 2393 "L'hôpital Henri Mondor", supplément aux Annales de l'Institut technique du bâtiment et des travaux publics, 22e année, mai, n° 257, 1969.
  • BR 1657 : "L'hôpital Henri Mondor à Créteil", La construction moderne, septembre-octobre 1969, p.40, 1969. 
  • 1J 1162 : Créteil, Hôpital Henri Mondor, activité syndicale : tracts (1974-1976 ; 1978).
  • 1J 626 : Créteil, Hôpital Henri Mondor, vie syndicale : tracts (1974-1978).

Archives de l'AP-HP

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Bibliographie :


Catégorie : Action sociale -Santé
Indication géographique : CRETEIL
Mot-clé : hôpitaux, établissements hospitaliers