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Document du mois
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A la fin du XIXe siècle, les loisirs nautiques (baignade, canotage) connaissent un développement sans précédent. A la faveur des expositions universelles, et notamment de celle de 1878, les Français découvrent le canoë nord-américain. Un temps réservée à l’élite, la pratique du canoë se popularise durant les premières décennies du XXe siècle. Profitant des premiers congés payés, les adeptes partent une semaine – ou plus – descendre une rivière : les « croisières » sont l’occasion de goûter aux plaisirs du camping. Après-guerre, le tourisme nautique cède progressivement la place aux compétitions sportives. Le Canoë club est fondé en 1904, tandis que le Kayak Club de France est créé en 1931. Car kayak et canoë sont deux bateaux différents : le canoë désigne l’embarcation des Amérindiens, tandis que le kayak est employé par les Inuits. L’introduction de cette seconde pratique de navigation sur le sol français est plus tardive et ne remonte qu’à la fin des années 1920. Les deux clubs, figures de proue du loisir nautique fusionnent en 1962 pour devenir le Canoë Kayak Club de France (CKCF).

En 2008, le CKCF a déposé ses archives aux Archives départementales du Val-de-Marne. Le fonds est constitué de documents papiers (brochures, revues, statuts, listes de membre, dossiers de rivières), de photographies (plus de 2000 plaques de verre) ainsi que de 58 films datés des années 1930, 1940 et 1950. Tous témoignent de la vie du club et de l’essor de la pratique du canoë en France au cours du vingtième siècle. C’est l’ensemble de ces 58 films que nous vous invitons à découvrir, et, à travers eux, toute la richesse de l’histoire du CKCF.

Pendant un an, nous vous proposerons 12 courts documentaires illustrant 12 aspects de cette pratique sportive et touristique. Les films seront accompagnés de témoignages sonores d’anciens membres du club et illustrés par des documents d’archives issus du fonds du CKCF.Découvrez l'épopée du CKCF en vidéo.

Pour aller plus loin : Le CKCF vous intéresse ? Plongez-vous dans ses archives en consultant l’instrument de recherche et les documents numérisés. Les archives du club sont librement communicables en salle de lecture. Les films sont tous numérisés et consultables en streaming dans nos locaux.

Document du mois
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A l’occasion de la Journée internationale des archives, le 9 juin 2017, placées sous le signe de la citoyenneté et de l’interculturalisme, les Archives départementales du Val-de-Marne à Créteil (France) et le Laboratoire de préservation audiovisuelle des Archives générales de l’Université de la République à Montevideo (Uruguay), ont le très grand plaisir de se rencontrer et d’échanger sur les pratiques professionnelles qui les rassemblent autour du patrimoine cinématographique et audiovisuel. Entretien avec Isabel Wschebor, coordinatrice du Laboratoire de préservation audiovisuelle de l’Université de la République, mené par Marie-Andrée Corcuff, directrice des Archives départementales du Val-de-Marne.

 

Restauration du film sur l’éclipse solaire du 29 mai 1938 Laboratoire de préservation audiovisuelle (Uruguay)

Document du mois
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Paul Camous, premier préfet délégué du Val-de-Marne, a incarné la représentation de l’Etat dans le tout jeune département de 1964 à 1967. De ses débuts dans le corps préfectoral en tant que chef de cabinet du préfet des Alpes Maritimes jusqu’à la fin de sa carrière, ce provincial passionné de la chose publique, licencié ès Lettres de la faculté de Lettres et de Droit d’Aix-en-Provence, a incarné l’idéal-type du haut fonctionnaire et la figure du préfet modernisateur et bâtisseur. Sa mission de préfet « pionnier » du Val-de-Marne a marqué durablement ce jeune département né le 10 juillet 1964.

Du 19 septembre 1964, date de sa nomination dans le Val-de-Marne, jusqu’à son départ en avril 1967 au cabinet d’Oliver Guichard, ministre de l’Industrie, Paul Camous s’est attaché avec passion à mettre en place l’administration préfectorale et à administrer le département. Parmi ses premières responsabilités, l’urbanisme et l’habitat sont aux avant-postes. Confronté à la plaie saignante des bidonvilles, Paul Camous a été le premier préfet de la région parisienne à faire appliquer, sur le territoire de Champigny-sur-Marne où vivaient plus de 10 000 Portugais, la loi Debré sur la résorption des bidonvilles. À Créteil, chef-lieu du nouveau département, il a préfiguré avec l’architecte Daniel Badani le chantier de construction d’une préfecture monumentale destinée à regrouper dans un même édifice les services de la préfecture, du conseil général et une partie des services extérieurs de l’État, intégrée dans un vaste projet d’aménagement de la ville.

«Faire connaître et reconnaître la réforme » de juillet 1964 en insufflant « une conscience collective » est le leit-motiv de sa feuille de route, pari audacieux sur l’avenir, tant le territoire val-de-marnais de 244 km2 est hétéroclite. Il la fait sienne et, en « passionné de l’information » et de la communication, il use de tous les moyens de l’époque pour « créer l’adhésion » et faire naître ainsi un « sentiment d’appartenance à une collectivité nouvelle » : interviews dans la presse locale et nationale, interviews à la radio et dans les émissions de télévision régionale, visites aux élus et aux organisations syndicales et associatives, diffusion de dépliants consacrés à la réforme et au Val-de-Marne... De la promotion de sa voiture, une DS noire portant la première plaque d’immatriculation du département « 1A94 », à son installation au « château des Mèches » à Créteil, préfecture provisoire, en passant par la naissance d’une presse locale dédiée au Val-de-Marne, tout a été mis en scène afin de créer les « éléments psychologiques important à la réussite de la réforme administrative de la région parisienne ». L’inventivité n’a pas manqué au préfet délégué. La création du bulletin d’information Connaissance du Val-de-Marne et la série de planches parue régulièrement entre 1966-1967 dans le journal France Soir 94, « Astérix au Val-de-Marne », née de son amitié avec le scénariste de bande-dessinée René Goscinny, en constituent les témoignages les plus marquants.

Fête de la musique
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A l'occasion de la fête de la musique, la Maison de l'Histoire et du Patrimoine propose la projection de "la bête humaine" de Jean Renoir

En adaptant en 1938 pour le cinéma une œuvre majeure d’Emile Zola, Jean Renoir choisit de transposer à son époque l’univers des chemins de fer du Second Empire décrit par le romancier. L’intrigue, centrée autour du parcours sentimental d’un cheminot, interprété par Jean Gabin, offre des séquences presque documentaires sur le monde ferroviaire. Le spectateur se trouve plongé dans les gares, les dépôts et le quotidien d’un mécanicien de locomotive accompagné de son chauffeur. Il peut ainsi faire entrer en résonance sa découverte de l’exposition « Techniques et métiers des transports en Val-de-Marne : de la conception à l’exploitation ».


Maison de l’Histoire et du Patrimoine
Sur réservation. 15h-17h30

Nuit des musées
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A l'occasion de la Nuit des Musées, les Archives accueillent le collectif Bonheur Intérieur Brut pour une déambulation artistique à travers l'exposition « Circulez ! Transports et mobilité en Val-de-Marne du XVIIIe siècle à nos jours ». Les artistes pourront, par exemple, conduire le visiteur-spectateur dans le métro aux heures de pointe ou bien encore remonter le temps en faisant revivre la difficile cohabitation des piétons, des chevaux, des cyclistes et des premières automobiles. Ils se montreront aussi revendicatifs lorsqu’il s’agira de défendre tel ou tel projet de circulation réel ou imaginaire.

Archives départementales du Val-de-Marne - Salle Claire Berche
Sur réservation vendredi 19 mai 18h-21h

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