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Second temps : Vacances pour tous

Ouvrage manuscrit
Jules Sigaut. Notes de voyage. Engadine et lacs italiens.
Juillet 1891
Ouvrage manuscrit. In-folio

« Le surmenage, le tournis, le tracassin, tout ce qui accable quotidiennement les acteurs de la civilisation industrielle, soumis à des contraintes d’horaires, de rendement, de discipline en tout genre, doit trouver sa compensation dans une rupture aussi nette qu’obligatoire au terme d’une année d’ouvrage ».
Michel Winock, « Le devoir des vacances », Chroniques des années 60.


À partir du XIXe siècle, obtenir une « permission d’absence », un « congé » ou « prendre des vacances » commence à devenir possible. La pratique touche d’abord l’armée. Sous Napoléon, les officiers prennent un congé semestriel tout en percevant le tiers de leur solde. Depuis le Second Empire, ils partent entre quatre et trente jours sans diminution de revenu. Les hommes de troupe ont, de leurs côtés, jusqu’à trente jours de permission. Le corps enseignant bénéficie également de vacances durant la fermeture des établissements scolaires. À partir de 1853, les agents civils de l’État se voient octroyer quinze jours de repos sans retenue de salaire. Au début du XXe siècle, les travailleurs des services publics concédés comme les chemins de fer et le métropolitain de Paris bénéficient de dix jours de congés par an. Le personnel des banques, des compagnies d’assurance et des grands magasins peut aussi prétendre à des vacances mais souvent sous conditions.