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Second temps : Vacances pour tous

Photo défillé
La biscuiterie L’idéale au défilé de la Bastille
14 juillet 1936
Photographie. 7,5 x 12,5 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(15 Fi PF 7851)

À partir des années 1920, la bourgeoisie, profitant de l’essor de l’automobile et des aménagements routiers soutenus par le Touring Club de France, intensifie ses déplacements touristiques. Il n’en reste pas moins que les vacances ne concernent qu’une partie de la population française. En 1929, seules 50 000 familles ouvrières ont droit aux congés. En 1931, la proposition du ministre du travail Durafour visant à rendre obligatoire une semaine de congés payés ne rencontre pas l’aval du Sénat. Les congés payés institués par le Front populaire en juin 1936 prennent donc valeur de symbole.

À la suite de la victoire de la gauche unie au second tour des élections législatives du 3 mai 1936, un grand mouvement de grèves gagne la France. Début juin, on compte 2,4 millions de grévistes. Formé le 4 juin, le gouvernement de Léon Blum doit arbitrer le conflit. Le 7 juin, il réunit à Matignon les employeurs et la Confédération Générale du Travail. Les négociations aboutissent à des accords importants dont les contrats collectifs, les quarante heures hebdomadaires et les congés payés. Ces derniers sont adoptés par la Chambre par 563 voix contre 1 le 11 juin puis ratifiés par le Sénat par 295 voix contre 2 le 17 juin avant une promulgation officielle le 20 juin.