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Premier temps : Entre villégiatures et loisirs

Affiche Louis Berge. Baignade à Saint-Maurice.
Installée sur la rive droite de la Marne, face à l’île de Charentonneau, la baignade de Saint-Maurice fonctionne dès la fin du XIXe siècle. Elle propose diverses activités : baignade, canotage, pêche et guinguette. En 1922, la municipalité acquiert une partie du terrain pour installer une école de natation. En 1939, la commune devient seule propriétaire des lieux. La baignade reste municipale jusqu’à sa fermeture définitive par arrêté préfectoral en 1970.
Affiche Louis Berge. Baignade à Saint-Maurice.
[Début XXe siècle]
Affiche. 53 x 74 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(29 Fi 239)

La route, le rail et l’eau contribuent à annuler les distances et le temps tout en proposant des tarifs raisonnables. Employés et ouvriers commencent à découvrir les joies de l’eau et de la campagne d’autant qu’à partir du milieu du XIXe siècle, l’idée d’un nouveau partage du temps prenant en compte la fatigue et le droit au repos des travailleurs se précise. Le décret du 2 mars 1848 qui limite à dix heures la durée de travail quotidien marque une étape importante mais se voit vite abrogé. En 1870, on travaille entre 12 et 14 heures, vers 1900, entre 10 et 12 heures jusqu’à ce que la loi du 12 juillet 1912 instaure des journées de dix heures. Depuis 1814, les Français jouissent du repos dominical mais la loi reste mal appliquée et finalement abolie en 1880. De 1890 à 1900, des propositions de rétablissement se succèdent sans aboutir. Face à une agitation grandissante et devant un nombre élevé de boutiques fermant le dimanche, les députés adoptent le 10 juillet 1906 un projet de loi établissant le repos hebdomadaire.