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Premier temps : Entre villégiatures et loisirs

Affiche de la Loi assurant le repos hebdomadaire aux employés et ouvriers
Obligatoire pour les enfants depuis 1841 et pour les femmes depuis 1892, le repos hebdomadaire s’applique à partir de 1906 à l’ensemble des travailleurs exceptions faites de la domesticité, de l’agriculture et de la pêche. Des régimes particuliers existent selon les catégories professionnelles : transports, hôtels, débits de boisson, commerces d’alimentation, tabacs, hôpitaux, hospices, asiles, monde [email]journalistique[/email] et du spectacle ont droit à un repos par roulement.
Loi assurant le repos hebdomadaire aux employés et ouvriers
10 juillet 1906
Affiche. 40,5 x 28 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(E dépôt Ablon 7 F 1)

L’Illustration du 19 août 1876 peut écrire : « Le grand monde à Paris a donné le signal du départ, les pauvres diables restent, les diables riches et aisés déploient leurs ailes et s’envolent (…). Allons-nous en ! se dit-on en chœur, et bientôt il reste à Paris seulement la multitude de ceux qui savent dompter la chaleur comme ils ont dompté le froid, de ceux qui sont voués au travail par leur destinée, par leur profession, par leur dévouement ou par leur goût ». Symbole de réussite et d’un goût renouvelé pour la nature, la villégiature transforme le paysage du sud-est parisien notamment en bordure de Marne. Les chroniques d’Émile Zola évoquent ces zones résidentielles et ces lotissements pour parisiens plus ou moins fortunés. À Arcueil, on rencontre le bonnetier Gobichon et son « ineffable bonheur d’échanger chaque dimanche l’ombre de sa boutique pour le soleil ardent de sa villa » tandis qu’à Saint-Mandé, les époux Robineau ont décidé de vendre leur résidence secondaire de petits bourgeois « las d’entendre jour et nuit le sifflet d’une locomotive ».