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Premier temps : Entre villégiatures et loisirs

Plan de P. Manguin (architecte). « Villa suburbaine. Première classe à Saint-Maur » publiée dans Architecture privée au XIXe siècle, volume 2, Paris.
Au XIXe siècle, la bourgeoisie accorde une place importante à la maison de vacances. La demeure imposante se doit d’être agrémentée d’un jardin offrant une nature plus ou moins apprivoisée mais toujours délimité par des murs bordés d’arbres ou de haies.
P. Manguin (architecte). « Villa suburbaine. Première classe à Saint-Maur » publiée dans Architecture privée au XIXe siècle, volume 2, Paris.
1865
Plan général. 39,5 x 27,5 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(34 Fi Saint-Maur 15 (1))

Si les Robineau semblent peu apprécier les bruits des trains, il faut reconnaître que l’essor des transports participe largement à la venue des parisiens dans l’actuel Val-de-Marne. Les trois employés du Bonheur des Dames prennent le fiacre puis le train à Vincennes dans « une gaieté bouillonnante » pour gagner Joinville. Après la ligne Paris-Orléans inaugurée en 1839 et desservant Choisy-le-Roi puis Ablon et Villeneuve-le-Roi, Paris-Sceaux relie en 1846 Gentilly et Arcueil-Cachan à la capitale. En 1849, le réseau Paris-Lyon traverse Charenton, Maisons-Alfort, Alfortville et Villeneuve-saint-Georges (5). En 1859, la ligne dite de « Vincennes » part de la Bastille et s’arrête à Saint-Mandé, Vincennes, Nogent-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Saint-Maur-des-Fossés et Champigny-sur-Marne avant de rejoindre La Varenne-Saint-Hilaire (8). Aux trains s’ajoutent les tramways d’abord à traction animale puis électrique. Plusieurs compagnies sillonnent le territoire comme celle des chemins de fer nogentais à partir de 1885 et celle des tramways de Saint-Maur inaugurée en 1892 (1). Enfin, des bateaux à vapeur se mettent en place permettant de relier Suresnes à Charenton dès 1867 puis de rejoindre Alfort à partir de 1915.