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Les préparatifs d’une Exposition Coloniale Internationale : du contexte national à l’histoire locale

Journal officiel
Journal officiel
1927
Archives départementales du Val-de-Marne
(1 J 124)

Après la réussite de l’Exposition Coloniale de Marseille en 1906, Paris veut aussi sa manifestation à la gloire de l’Empire. Le Conseil municipal de la capitale en émet le souhait en 1913 mais la cité phocéenne qui assure les deux tiers du trafic entre la métropole et les colonies ne l’entend pas ainsi. Finalement, on trouve un compromis qui accorde à Marseille l’initiative nationale et à Paris l’aspect international. La Première Guerre mondiale retarde le projet, repris dès la fin des hostilités et accueilli favorablement par les pouvoirs publics.

Durant le conflit, l’Empire a montré son rôle économique, stratégique et humain. L’heure est à l’exaltation du fait colonial. Rien de mieux donc qu’une exposition confiée à un homme de terrain, le gouverneur général de l’Afrique Équatoriale Française, François Angoulvent. Après plusieurs reports et de nombreux textes législatifs, l’ultime loi du 22 juillet 1927 fixe les règles de l’initiative gérée comme un établissement public. Le maréchal Lyautey remplace Angoulvent et le nouveau commissaire général fait en sorte que l’Exposition se tienne en 1931 et non en 1929 afin d’éviter les interférences avec les cérémonies prévues en 1930 pour le centenaire de l’Algérie et ne pas heurter la Belgique qui prépare aussi pour 1930 deux expositions internationales.