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Le cheval et sa domestication de la Préhistoire à l’Antiquité

Gouache
[Géricault]. Trois études de postérieurs de cheval.
Début XIXe siècle
Gouache et huile sur papier. 27,5 x 17 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(69 J 1526/1-3)

Animal sauvage fréquemment représenté sur les peintures pariétales des grottes préhistoriques et gibier apprécié des hommes du Paléolithique 30 000 ans avant notre ère, le cheval connaît une domestication tardive, six millénaires après celle du chien et presque trois millénaires après celles du bœuf, du mouton et du porc.

C’est le site néolithique de Dereivka, dans le sud de l’Ukraine, qui a livré les plus anciens restes de chevaux domestiqués. Présence de plaques en bois de cerf vraisemblablement constitutives d’éléments de mors, prémolaires d’un étalon de sept ou huit ans portant des traces d’usure liées au frottement d’un mors, attestent qu’en 3500 avant Jésus-Christ, l’homme pour des raisons à la fois techniques et économiques, psychologiques et religieuses, se rapproche du cheval.