porte-document
-A A +A

le cheval et la science de l’Antiquité au XXe siècle

Photo du Maréchal-ferrant.
Maréchal-ferrant. 156, rue Jean Jaurès à Maisons-Alfort.
Vers 1910
Photographie. 8,5 x 13,5 cm
Musée de Maisons-Alfort, Association Maisons-Alfort 1000 ans d’histoire
(commerces/div/0032)

Dès l’Antiquité, l’homme prend soin d’un animal qui, selon Buffon, « renonce à son être pour n’exister que par la volonté d’un autre ». Il s’intéresse d’abord à son pied constitué d’un seul doigt puisque cette morphologie particulière explique principalement l’adaptation de l’animal à la course.
Rome invente l’hipposandale et le Moyen-Âge la ferrure à clous. Protéger le sabot de l’usure, prévenir d’éventuelles déformations ou répondre à des fonctions précises du cheval fait partie du travail du maréchal-ferrant qui, jusqu’au XVIIIe siècle, reste le seul praticien reconnu en matière d’hippiatrie. En 1753, Buffon, dans son Histoire naturelle, le déplore :

« Je ne puis terminer l’histoire du cheval sans marquer quelques regrets de ce que la santé de cet animal utile et précieux a été jusqu’à présent abandonnée aux soins et à la pratique, souvent aveugles, de gens sans connaissance et sans lettres ».