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Le cheval et l’armée du Moyen Âge au XXe siècle

Gravure
M. Brown. Le donjon de Vincennes.
2e moitié du XIXe siècle
Gravure de M. Sotain. 16,5 x 8 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(6 Fi A Vincennes 19)

Du VIIIe au XIe siècle, l’Europe connaît une profonde mutation militaire et sociale en substituant la cavalerie aux fantassins comme force principale de l’armée. Le cheval devient une marque de différenciation sociale. Les chevaliers, vassaux du roi, doivent, en contrepartie de leur fief, l’ost ou service militaire à leur suzerain. Disposant, depuis Charles Martel, de selles et d’étriers, ils perfectionnent les techniques de combat à cheval dans le cadre d’une cavalerie lourde enfonçant les lignes ennemies par le choc frontal d’une charge au galop.

Lors des guerres d’Italie, entre 1494 et 1559, les souverains français adoptent la cavalerie légère privilégiant une suite de courtes charges de harcèlement et la poursuite de l’ennemi en déroute. Il faut attendre le XIXe siècle et les guerres napoléoniennes pour que l’armée utilise de façon complémentaire hussards légers et cuirassiers lourds. L’artillerie lourde se développe de part le nombre et le poids de ses pièces : il en va de même du génie qui multiplie les attelages. Maisons-Alfort, avec le fort de Charenton construit en 1841, et Vincennes accueillent régiments d’artillerie et escadrons de la Garde Républicaine assurant un service d’ordre sur les hippodromes, une surveillance des forêts d’Ile-de-France, la sécurité de certains bâtiments officiels et des services d’honneur lors de défilés ou de prises d’armes.