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Le cheval et l’armée du Moyen Âge au XXe siècle

Photographie
[Mobilisation d’un groupe d’artillerie légère de campagne. Chevaux devant le bâtiment du Musée Fragonard]
[1914-1918]
Photographie. Tirage papier noir et blanc. 18 x 24 cm.
Archives départementales du Val-de-Marne
(1 ETP 1400)

Les besoins militaires en chevaux augmentent considérablement. En 1830, l’armée française compte 93 000 chevaux ; en 1900, elle en a 145 000. En cas de guerre, les forces militaires doivent pouvoir disposer immédiatement de 50 000 chevaux de selle et de 128 000 chevaux de trait supplémentaires. Pour se procurer ces chevaux, l’État ne se contente pas de la remonte officielle. Il peut effectuer des prises et des dommages de guerre chez ses adversaires et surtout réquisitionner au sein de la population française bêtes et fourrages. Le recensement régulier des chevaux et des voitures attelées participe de ce procédé vidant à chaque conflit les campagnes du cheptel nécessaire à la vie agricole. Ainsi, durant la Première guerre mondiale, l’armée utilise 700 000 chevaux bien que la cavalerie ne joue plus un rôle majeur dans les batailles depuis la défaite de Sedan en 1870.