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Le cheval de loisir : une nouvelle orientation au XXe siècle

Photographie
« La construction moderne ». L’hippodrome du Tremblay.
17 novembre 1906
Archives départementales du Val-de-Marne
(34 Fi Champigny 2)

Les courses brassent une population hétérogène. On y rencontre des « gens du monde » fort attachés à leur élégance et qui suscitent bien des caricatures. On y découvre aussi un public populaire à la recherche de spectacle et de paris réglementés depuis 1891.
Les courses ne cessent de se multiplier. Le trot prend de l’importance en revêtant un caractère à la fois ludique, sportif et économique. Avec l’instauration du tiercé en 1954, les gens se pressent pour parier et assister au déroulement des courses. En 1962, la Société du Cheval Français fait l’acquisition du domaine de Grosbois à Boissy-Saint-Léger. À 15 kilomètres de Vincennes, dans l’immense parc d’un château du XVIIe siècle, un centre d’entraînement se met en place offrant un réservoir important de chevaux à proximité de l’hippodrome.

Parallèlement à l’essor des courses, on assiste à un renouvellement de la culture équestre. Le cheval fait partie de l’enfance. Chevaux de bois, jeux de société, soldats de plomb et bandes dessinées contribuent à populariser l’équitation qu’on mette en scène des chevaliers, des cow-boys, des militaires ou des jockeys. Des clubs équestres organisant des concours hippiques ou des reconstitutions historiques voient le jour renouvelant et augmentant le nombre des cavaliers.