porte-document
-A A +A

Le cheval de loisir : une nouvelle orientation au XXe siècle

Périodique
« L’Assiette au beurre ». Les courses.
Juin 1903
Périodique. In-4.
Archives départementales du Val-de-Marne
(Br 1976)

À partir du XVIe siècle, la monarchie française se transforme en « société à écuyers ». L’équitation devient un art équestre que les jeunes nobles doivent maîtriser. Au XIXe siècle, aristocratie et bourgeoisie partagent cette culture. La haute société se montre férue de cheval à travers des activités ludiques et mondaines telles que les courses venues d’Angleterre.
Dès 1775, Marie-Antoinette et des membres de la cour assistent, dans la plaine des Sablons, en lisière du Bois de Boulogne, à une course de chevaux montés par des cavaliers. Aucune clôture ne sépare alors le public des concurrents qui évoluent sur une piste simplement matérialisée par quelques bornes. En 1834, la Société d’encouragement pour l’amélioration des races chevalines créée l’année précédente se lance dans l’organisation de courses au Champ-de-Mars puis à Chantilly. Elle ouvre le Jockey Club, cercle mondain permettant à une élite de se retrouver lors des courses tandis que le Journal des Haras se félicite du mouvement.
Napoléon III attachant une grande importance au cheval, les ouvertures d’hippodromes se multiplient. Vincennes voit le jour en 1863. Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, les courses sont presque devenues une institution dans le Région parisienne. En 1878, Vincennes qui a beaucoup souffert de la Guerre de 1870 et de la Commune, se spécialise dans les courses de trot durant la saison d’hiver. En 1906, on inaugure l’hippodrome du Tremblay à Champigny. En 1920, on crée le Prix d’Amérique, plus grande épreuve de trot attelé.