porte-document
-A A +A

La République radicale ou le « petit père » Combes : de l’affaire Dreyfus à la loi de Séparation

Dessin
Francis Martin. Vue de la procession de la Fête Dieu à Villeneuve-Saint-Georges.
1859
Dessin à la plume. 20 x 31 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(2 J 183/23)

Lorsqu’en janvier 1898, Émile Zola publie dans l’Aurore une lettre ouverte au président de la République intitulée « J’accuse ! », il rend publique l’affaire Dreyfus cristallisant des tensions politiques profondes. En 1894, Alfred Dreyfus, officier d’origine israélite, est condamné au bagne pour espionnage au profit de l’Allemagne. En 1896, le colonel Picquart acquiert la certitude de l’innocence de l’accusé mais n’arrive pas à faire réviser le procès. Face à un courant antisémite mené par Drumont dans La Libre parole, l’intervention de Zola déchaîne les passions pour ou contre Dreyfus. En septembre 1898, la révélation que l’affaire repose sur un faux écrit par le colonel Henry provoque le suicide de ce dernier. Un procès en révision a lieu. Déclaré coupable mais avec des circonstances atténuantes, le capitaine est aussitôt gracié puis finalement réhabilité en 1906.