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La République radicale ou le « petit père » Combes : de l’affaire Dreyfus à la loi de Séparation

Affiche
Hyacinthe Emmanuel Reulos (Maire de Villejuif de 1881 à 1904). Arrêté concernant l’interdiction des manifestations religieuses sur la voie publique.
20 février 1903
Affiche. Imprimerie de Vitry, Courtin, place de la Mairie. 55 x 42,5 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(9 J Villejuif Saint-Cyr et Sainte-Julitte 2 F)

L’État n’impose pas de religion puisqu’il « ne reconnaît, ne subventionne, ne salarie aucun culte » (article 2). La gestion des biens d’Église sera attribuée, après inventaire, à des associations cultuelles de fidèles (article 4). En cas de conflit sur la gestion des patrimoines, le Conseil d’État tranchera (article 8). Les édifices servant à l’exercice public des cultes au logement de leurs ministres « ainsi que leurs dépendances immobilières, et les objets mobiliers qui les garnissaient au moment où lesdits édifices ont été remis aux cultes, sont et demeurent la propriété de l’État » (article 12). Ce droit de regard de l’État s’accompagne d’éventuels classements artistiques et historiques des édifices servant aux cultes (article 16).

Juifs et protestants acceptent la Séparation et la constitution d’associations cultuelles ; les protestants libéraux les ont même encouragées. Dès 1903, Francis de Pressensé proposait une loi de séparation alors que le huguenot Méjan participe à l’élaboration de la Séparation de 1905. Il faut dire qu’il n’en va pas de même des catholiques. L’application de la loi suscite bien des affrontements.