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La montée en puissance de l’anticléricalisme : entre Franc-maçonnerie et Libre Pensée

Couverture d'un périodique
Le Réprouvé. N° 2.
Dimanche 8 septembre 1872
Périodique. Paris, 8 rue Saint-Dominique. In-8
Archives départementales du Val-de-Marne
(69 J 699)

Avec l’arrivée des Républicains au pouvoir, le mouvement prend de l’importance. En 1880, on compte treize sociétés à Paris, onze dans les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise. La même année, l’Union démocratique de propagande anti-cléricale dont fait partie Benjamin Raspail voit le jour. La Semaine anti-cléricale commence sa parution. Si les associations nationales recrutent chez les parlementaires, les conseillers généraux et les francs-maçons, les groupes locaux se distinguent par un engagement plus populaire. À Alfortville, Michel Claa, ouvrier mécanicien, choisit l’inhumation civile. Dans cette commune, les libres penseurs se montrent très actifs. Dans un premier temps, en 1890, rattachés au groupe « La Raison » de Bry-sur-Marne dirigée par Henri Vaudémont, ils créent en 1894 - sous l’impulsion du maire Paul Gabriel Meynet - leur propre société en choisissant de s’appeler « la Vérité sociale ».