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La contre-exposition des surréalistes ou la remise en cause du colonialisme

Affiche
Anonyme. La vérité sur les colonies.
1931
Affiche
Archives du Parti Communiste Français
(Bob. 505)

En 1929, Georges Hardy, ancien directeur de l’Enseignement au Maroc, publie un ouvrage intitulé Nos grands problèmes coloniaux dans lequel il explique qu’«un peu partout de grands mouvements qui agitent le monde menacent de faire vibrer les populations coloniales ».

Observateur lucide, il a conscience de la montée des revendications des mouvements nationalistes africains et asiatiques ainsi que de l’action de l’Internationale communiste. Cette dernière sait mener de violentes campagnes « anti-impérialistes ». Ainsi, lors de la révolte rifaine d’Abd el-Krim entre 1925 et 1926, les communistes français organisent des grèves, des manifestations et des meetings pour « l’évacuation du Maroc et de toutes les colonies ». En 1927, Albert Einstein fonde à Bruxelles la Ligue contre l’oppression coloniale et l’impérialisme rassemblant des intellectuels, des associations et des syndicats. Tandis que l’Indochine connaît ses premiers soulèvements et que Vincennes s’apprête à recevoir l’Exposition, la volonté d’organiser une contre-exposition se dessine parmi les opposants dont le syndicaliste Louis Paul qui n’hésite pas à rédiger un « « petit reportage anti-colonialiste sur la foire coloniale de Vincennes