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L’identification de la question laïque : de la Déclaration des droits de l’homme au Concordat

Manuscrit
Durant l’automne et l’hiver 1793, pouvoir civil et surtout acteurs locaux, comme ici à Maisons-Alfort, s’engagent dans une politique de destruction des témoins du culte catholique cautionnant « la royauté et la tyrannie ». On brûle les saints de bois, les images pieuses et autres effets sans valeur et l’on remet à la Convention objets précieux, cuivre, plomb, grilles ou cloches.
Extrait d’un procès-verbal.
22 Brumaire An II [12 novembre 1793].
Feuille manuscrite à entête de la Convention nationale avec sceau. 31 x 20 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(9 J Maisons-Alfort 2 D 1)

Au lendemain du coup d’État du 19 brumaire, Bonaparte, dans une volonté d’apaisement et par opportunisme, décide de se réconcilier avec la papauté et de construire des liens nouveaux avec les protestants et les juifs. Avec le Concordat du 18 juillet 1801, il reconnaît que la religion catholique est la « religion de la grande majorité des Français ». L’État nomme les évêques investis spirituellement par le pape et contrôle le choix des curés fait par les évêques. Il met à la disposition du clergé toutes les églises et les presbytères non aliénés sous la Révolution en exigeant des desservants qui reçoivent de la collectivité un traitement un serment de fidélité. Avec les articles organiques du 18 avril 1802 non reconnus par le Saint-Siège, Napoléon crée une administration des cultes englobant les trois confessions existantes en France.