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L’identification de la question laïque : de la Déclaration des droits de l’homme au Concordat

Gravure
En signant le Concordat avec le pape Pie VII, Napoléon, conscient de l’attachement de la population à la religion, cherche la réconciliation générale tout en préférant lier les cultes à l’État pour mieux les contrôler. Il estime aussi que : « la société ne peut exister sans religion. Quand un homme meurt de faim à côté d’un autre qui regorge, il est impossible de lui faire admettre cette différence s’il n’y a pas là une autorité qui lui dise : « Dieu le veut ainsi, il faut qu’il y ait des pauvres et des riches dans le monde, mais ensuite et pendant l’éternité le partage se fera autrement ».
Signature du Concordat.
[début XXe siècle]
Gravure extraite de Claude Augé, Maxime Petit, Premier livre d’histoire de France, Paris, in-8, s.d.
Archives départementales du Val-de-Marne

Après la chute de la royauté le 10 août 1792, les Jacobins au pouvoir engagent l’État dans une politique de déchristianisation. Ils laïcisent l’instruction, l’assistance, l’état civil. Ils admettent le divorce voyant dans le mariage un simple contrat civil. Ils interdisent le port du costume religieux, sauf aux ministres du culte pendant l’exercice de leurs fonctions. Ils encouragent le mariage des prêtres. Ils suppriment les cérémonies extérieures du culte. Ils adoptent un nouveau calendrier. Ils affirment de manière solennelle la liberté des cultes tout en fermant les églises, en faisant preuve d’iconoclasme et en cessant de verser les salaires des prêtres. Finalement, par le décret du 21 février 1795, ils proclament le régime de la séparation de l’Église et de l’État