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Gaston Viens (1924-2015)

Premier président du Conseil général du Val-de-Marne

Militant communiste, ancien résistant et déporté, originaire de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), Gaston Viens, a été le premier président du Conseil général du Val-de-Marne (1967-1970). Sous sa présidence ont ainsi été définies les premières orientations d'un département marqué par un important besoin d'équipement, notamment pour les anciennes communes de la Seine-et-Oise, et la poursuite de certaines politiques initiées par le département de la Seine, dont la gestion des crèches.Conscient des enjeux et de l'ampleur de la tâche qui attend les nouveaux conseillers, Gaston Viens déclare ainsi lors de la première séance du Conseil général que "celui-ci n'aura pas le loisir d'attendre l'âge de l'expérience pour jouer le rôle que les habitants attendent de lui. Il doit tout de suite se mettre à l'ouvrage, affirmer sa personnalité, [...] travailler avec efficacité à résoudre tous les problèmes devant lui ...".

 

Le groupe communiste au lendemain des premières élections cantonales le 4 octobre 1967

On retient avant tout de son parcours politique ses actions dans le domaine de l'urbanisme et du logement. A Orly, il s'emploie ainsi à « créer la ville », en réduisant les fractures entre le vieux village et les grands ensembles construits après-guerre cela notamment par l'implantation d'équipement sociaux-culturels, sportifs et éducatifs. Vivant lui-même au cœur de ces cités jusqu'en 1976, il entreprend plusieurs opérations de réhabilitation avec l'aide de l'Etat, de la région, du département et de l'office public d'aménagement et de construction du Val-de-Marne (OPAC) qu'il préside de 1983 à 1988 au titre de conseiller général. La ville d'Orly rentre ainsi de plein pied dans les opérations liées à la politique de la ville, avec la signature en 1982 d'une convention de développement social des quartiers. C'est cependant sur ces questions qu'intervient la rupture entre Gaston Viens et le parti communiste dont il est exclu en 1989. L'augmentation des loyers engendrée par les opérations de réhabilitation et que Gaston Viens juge compensée par l'aide personnalisée au logement, n'est pas acceptée par la direction fédéral du parti. Considéré comme appartenant au « mouvement des reconstructeurs » du parti communiste, il réussit tout de même à passer les barrages électoraux et à conserver son siège de conseiller général jusqu'en 2001 et celui de maire jusqu'au 21 mars 2009, date de sa démission au profit de sa première adjointe, Christine Janodet.