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Entre-temps : encadrement des loisirs de la jeunesse

Plan de G. Navette (architecte). Colonie de vacances de Villeneuve-Saint-Georges à Quend-Plage
C’est en 1927 que la commune de Villeneuve-saint-Georges décide d’acquérir une villa et un terrain à proximité de Berck dans la Somme « pour y envoyer pendant la période des vacances les enfants malingres, pour qui un séjour au bord de la mer est ordonné par les médecins de l’Inspection médicale » (extrait des délibérations du conseil municipal du 29 juin 1927).
G. Navette (architecte). Colonie de vacances de Villeneuve-Saint-Georges à Quend-Plage
6 juillet 1932
Plans. 39,5 x 54 cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(E dépôt Villeneuve-Saint-Georges 3 M 3)

Suivant l’exemple de Wilhelm Bion, pasteur de Zurich, qui envoie en 1876 soixante huit enfants à la montagne estimant que « quelques semaines de vacances leur conserveront la robustesse de constitution qui leur permettra de résister à la maladie et qu’elles exerceront la plus bienfaisante influence au point de vue de l’éducation »», l’actuel Val-de-Marne s’engage dans la voie de l’encadrement hors temps scolaire.
Les propositions émanent de missions de bienfaisance comme l’Œuvre de la Chaussée du Maine fondée en 1882 par l’aristocrate protestante, Madame de Pressensé. Elles viennent de la charité laïque comme l’Œuvre mutuelle des colonies de vacances. Progressivement les municipalités s’investissent directement. Les caisses des écoles, rendues obligatoires par la loi du 23 mars 1882, subventionnent des garderies. Saint-Mandé ouvre la voie. D’autres communes suivent : Arcueil, Bry-sur-Marne, Charenton-le-Pont, Choisy-le-Roi, Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Maurice, Villejuif, Vincennes, Vitry-sur-Seine. À partir de 1893, le Conseil général de la Seine met à son budget un crédit pour l’organisation de colonies scolaires. Fortes de ce soutien, en 1898, Saint-Mandé et Bry-sur-Marne ouvrent leurs premières colonies. Le mouvement s’amplifie après la Première Guerre mondiale.