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Chapitre premier : histoires de propriétaires

Gravure
Jacques Rigaud (vers 1681-1754). Vue du château royal de Saint-Maur prise du côté du jardin (XVIIIe siècle)
XIXe siècle
Gravure. 24 x 41cm
Archives départementales du Val-de-Marne
(6 FI B Saint-Maur 7)

Les souverains aussi, à la recherche de séjours plus champêtres, s’installent en bordure du bois. En 1375, Charles V acquiert le manoir de Plaisance sur l’actuelle commune de Nogent. Deux ans plus tôt, entre le mur est du parc de Vincennes et les rives de la Marne, le roi se lance dans la construction du manoir de Beauté dont il apprécie le calme et le riche aménagement intérieur. Il y habite fréquemment dès 1376. Il y reçoit son oncle, l’empereur Charles IV, en 1378 et y meurt en 1380. Le château retrouve vie sous Charles VII avec, à partir de 1444, Agnès Sorel comme dame de Beauté.

Du XVIe au XVIIIe siècle, noblesse et couronne poursuivent l’histoire. En 1782, Louis-Sébastien Mercier écrit dans son Tableau de Paris, qu’« on bâtit de tous côtés côtés ». L’hôtel particulier à Paris trouve son complément dans une «maison aux champs champs ». Un château peut rester dès sa création dans la même famille, comme à Bercy avec les Malon ou à Arcueil avec Anne-Marie-Joseph de Lorraine, prince de Guise, mais aussi connaître des propriétaires aux qualités et titres variés. En 1541, Jean du Bellay, abbé de Saint-Maur, fait bâtir un « palais » dans la dite commune.